Protéger sans tout arrêter
Selon la gravité, une chevillière, un strapping ou une aide à la marche peuvent être utiles. Les recommandations favorisent ensuite une reprise progressive de l’appui plutôt qu’une immobilisation prolongée systématique.
Cheville, stabilité et reprise des appuis
Une entorse de cheville peut sembler banale, mais une récupération incomplète peut laisser une sensation d’instabilité, une perte de mobilité ou une appréhension. Une rééducation structurée aide à retrouver des appuis solides et à préparer le retour à la course et au sport.
Comprendre simplement
Une entorse correspond à une atteinte d’un ou plusieurs ligaments qui stabilisent l’articulation. La forme la plus fréquente touche les ligaments externes de la cheville après un mouvement brutal en inversion. La gravité varie beaucoup : d’une entorse légère à une atteinte plus importante pouvant nécessiter une protection renforcée et un suivi médical.

En bref
Les premières étapes
Selon la gravité, une chevillière, un strapping ou une aide à la marche peuvent être utiles. Les recommandations favorisent ensuite une reprise progressive de l’appui plutôt qu’une immobilisation prolongée systématique.
La flexion de cheville, notamment la dorsiflexion, est importante pour marcher, courir, descendre un escalier, réceptionner un saut ou changer de direction.
Mollet, muscles fibulaires, pied, genou et hanche participent ensemble au contrôle du membre inférieur. Le renforcement ne se limite donc pas à « faire des cercles avec la cheville ».
Progression
On travaille l’appui, la mobilité et les mouvements actifs dans une zone compatible avec les symptômes.
Le travail devient plus exigeant : élévations de mollet, résistance des muscles de cheville, équilibre sur un pied, contrôle dynamique et exercices du membre inférieur.
Lorsque la cheville le permet, on ajoute des sauts, des réceptions, des déplacements latéraux et des changements de direction, d’abord prévisibles puis plus sportifs.
Avant un retour sans restriction, l’objectif est de tolérer les gestes du sport et idéalement une séance d’entraînement complète sans réaction excessive.
Infographie
Pendant le sport et dans les 24 heures qui suivent.
Mobilité, force, endurance et puissance.
Sensation de stabilité et préparation psychologique.
Équilibre et contrôle postural dynamique.
Sauts, agilité, gestes spécifiques et entraînement complet.
PAASS aide à structurer la décision : aucun de ces domaines ne doit être interprété isolément.
Retour au sport
Un consensus international a proposé le cadre PAASS pour aider à décider du retour au sport après une entorse. Il invite à regarder cinq domaines plutôt qu’une seule date :
Recommandation française 2025
Prévenir la récidive
Après une entorse, certains patients gardent une sensation de cheville qui « part » ou se dérobe. Les recommandations soutiennent l’utilisation d’exercices proprioceptifs et neuromusculaires pour réduire le risque de récidive. Une protection externe, comme une chevillière, peut aussi être envisagée dans certaines situations sportives, mais elle ne remplace pas le travail actif.
Après un traumatisme important, une incapacité marquée à prendre appui, une douleur osseuse importante, une déformation, un engourdissement ou une évolution inhabituelle nécessitent une évaluation médicale afin d’écarter une fracture ou une autre lésion.
Questions fréquentes
Pas forcément. Les exercices sont adaptés à la phase de récupération et à la tolérance. L’objectif est de reprendre progressivement le mouvement et l’appui sans provoquer une aggravation durable.
La limitation de dorsiflexion est fréquente après une entorse. Elle peut être travaillée par des exercices de mobilité, du renforcement et, selon le bilan, certaines techniques manuelles.
Elle peut être utile dans certains contextes, mais la prévention repose aussi sur la force, l’équilibre, le contrôle dynamique et la préparation spécifique au sport.
HAS et littérature scientifique
Sélection de références utilisées pour construire cette page. Les recommandations évoluent avec la recherche.
Rendez-vous
Ces informations sont générales : le contenu de la rééducation dépend du bilan, de votre histoire, de votre sport et, lorsqu’il y a eu une opération, des consignes du chirurgien.