Tendon d’Achille
Marche, course, sauts et travail du mollet. La progression vise notamment la force du triceps sural et la capacité à stocker puis restituer de l’énergie.
Tendons, charge et reprise sportive
Une tendinopathie est une douleur liée à un tendon qui devient moins tolérant à certaines contraintes. L’objectif de la rééducation est de retrouver progressivement la capacité à produire de la force, courir, sauter, lancer ou répéter le geste sportif sans entretenir les symptômes.
Comprendre simplement
Un tendon relie un muscle à un os et transmet la force produite par le muscle. Lorsqu’il est sollicité souvent ou fortement — course, sauts, musculation, lancer, gestes professionnels — il doit s’adapter à ces contraintes.
Le terme tendinopathie est utilisé car une douleur tendineuse ne correspond pas toujours à une simple inflammation. Chez de nombreux patients, la question principale est surtout : quelle quantité de charge le tendon peut-il tolérer aujourd’hui, et comment augmenter cette capacité progressivement ?

En bref
Tendons fréquents
Le principe général est commun, mais les exercices et les contraintes dépendent du tendon concerné.
Marche, course, sauts et travail du mollet. La progression vise notamment la force du triceps sural et la capacité à stocker puis restituer de l’énergie.
Fréquent dans les sports de saut. On travaille progressivement la force du quadriceps, puis les sauts, les réceptions et les accélérations-décélérations.
La coiffe des rotateurs, le coude ou les tendons fessiers nécessitent une adaptation des exercices à la fonction concernée : lancer, porter, pousser, courir ou rester en appui.
Infographie
Trouver des exercices et un volume que le tendon supporte suffisamment bien.
Augmenter progressivement la résistance et l’amplitude.
Tolérer davantage de volume et des efforts plus exigeants.
Réintroduire rebonds, sauts, accélérations ou gestes rapides selon le tendon.
Retrouver progressivement le volume et les contraintes réelles de la discipline.
Cette progression n’est pas identique pour un tendon d’Achille, un tendon rotulien ou une épaule : le choix des exercices dépend de la localisation et des contraintes du patient.
Traitement actif
Les synthèses récentes montrent que les programmes de résistance sont une composante importante de la prise en charge des tendinopathies. Les résultats ne désignent pas un protocole unique « meilleur » pour tous les patients. En revanche, la progression, l’intensité adaptée, l’utilisation de charge externe lorsque c’est possible et un temps de récupération suffisant sont des principes régulièrement retrouvés dans la littérature.
On commence par des exercices que le tendon tolère suffisamment bien. Le but n’est pas de tester sa limite à chaque séance.
On augmente progressivement la résistance, l’amplitude ou la difficulté. Selon le tendon, cela peut être une presse, des extensions de genou, des élévations de mollet, des tirages ou des exercices d’épaule.
Pour les sportifs, être fort lentement ne suffit pas toujours. Les sauts, rebonds, accélérations, changements de direction ou gestes de lancer sont réintroduits progressivement.
Le tendon doit ensuite tolérer non seulement un exercice isolé, mais aussi une séance, plusieurs entraînements dans la semaine et les contraintes propres à la discipline.
Douleur
Pas nécessairement. Dans certaines tendinopathies, une gêne légère pendant un exercice peut être compatible avec la rééducation. Mais il n’existe pas un seuil universel valable pour tout le monde. Ce qui compte surtout est l’évolution : douleur pendant l’effort, réaction dans les heures qui suivent, état le lendemain et capacité à poursuivre la progression.
Si les symptômes augmentent durablement, si la fonction régresse ou si la douleur change franchement de nature, la charge doit être réévaluée. La rééducation cherche un compromis : assez de contrainte pour stimuler l’adaptation, pas au point de provoquer une aggravation durable.
Repère français
Traitements complémentaires
Selon la situation, certaines techniques peuvent être utilisées comme complément pour moduler les symptômes ou faciliter le mouvement. Elles ne remplacent toutefois pas le travail actif lorsque l’objectif est de restaurer la tolérance du tendon à la charge. La stratégie est donc généralement construite autour de l’exercice, puis adaptée à la localisation, au sport et au contexte du patient.
Questions fréquentes
Le repos relatif peut être utile lors d’une phase très irritable, mais l’objectif est ensuite de réintroduire progressivement une charge adaptée plutôt que d’éviter durablement le mouvement.
L’évolution est souvent progressive et peut prendre plusieurs semaines ou mois. La durée dépend du tendon, de l’ancienneté des symptômes, du niveau de charge et de la régularité de la rééducation.
Non. De nombreuses tendinopathies sont d’abord évaluées cliniquement. Une imagerie peut être utile dans certaines situations, notamment en cas de doute diagnostique ou d’évolution atypique.
HAS et littérature scientifique
Sélection de références utilisées pour construire cette page. Les recommandations évoluent avec la recherche.
Rendez-vous
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